s'adresser à Texquiero-maas-dexloxque.
Avec vous, j'ai tout essayé: l'indifférence,
La gentillesse, l'air transi, le désespoir,
La fureur, la rapidité, la patience,
Quand je restais des jours et des jours sans vous voir;
Je vous ai débité des torrents de paroles,
Failli vous violer derrière un paravent,
Pendant un mois, je vous ai presque rendu folle,
Vous suivant pas à pas dans tous les restaurants;
J'ai employé des airs badins et ironiques
J'ai été tour à tour enfant et protecteur;
Je vous téléphonais d'un air si pathétique
Que vous pouffiez de rire à l'autre récepteur;
J'ai tout fait, tous les trucs idiots: la jalousie,
La muflerie, afin de vous exaspérer;
Peloté devant vous vos meilleures amies,
A la fin, j'ai même voulu vous oublier;
Pendant deux ans, j'ai parcouru la terre entière
Pour vous tenir la main dans le fond d'une auto,
En me disant: Elle est la seule, et la première,
Il me la faut, il me la faut, il me la faut;
J'ai vaincu mes timidités insurmontables
Et chaque fois que je me suis jeté sur vous
J'ai toujours rencontré des dents infranchissables
Mais vos yeux n'étaient pas fâchés: ils étaient doux.
Alors ? Pourquoi tout ça ? Pourquoi ces engueulades,
Vos promesses, mes repentirs mal réfrénés ?
Nous sommes devenus de très bons camarades
Et quand je vous oublie, vous me téléphonez...
Je viens vous voir, vous êtes seule, aimable et belle;
Je ne suis plus pour vous qu'un ami presque froid...
Seriez-vous par hasard une femme fidèle ?
Je ne vous connais pas d'autre "galant" que moi...
Vous m'excitez ; ça, c'est vraiment indiscutable
Et je vous aime, en plus. Que vous faut-il de mieux ?
J'ai roulé à cause de vous sous bien des tables
Pour engourdir d'alcool mon coeur trop amoureux;
J'ai cru d'abord que vous seriez la récompense
De ce coeur oublieux, sans but, sans passion,
Mais plus je vous connais, plus maintenant je pense
Que vous êtes ma première punition;
Vous êtes le refus et vous êtes le doute,
Vous êtes le tourment de ma facilité
Et l'amour vous a mise, à la fin, sur ma route
Pour prouver qu'il existe en toute cruauté;
O vous que je n'ai pas encore possédée,
Vous dont un seul regard peut changer mon humeur
O vous, inattaquable autant qu'inespérée,
Vous qui m'environnez d'un parfum de bonheur;
Ah! résistez longtemps et refusez encore,
Je vous veux une fois pour pouvoir me venger
Car aussitôt tombé ce refus que j'adore
Je vous déteste trop pour jamais vous aimer.
Yeesxno
1 mois c'est loong . très loong , suurprise !
100 ans
France
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# Posté le lundi 22 juin 2009 14:48
Modifié le mardi 03 novembre 2009 05:02